La Peinture en fiction

La Peinture en fiction

Nous vous avons concocté une sélection de romans, de policiers, de biographies ou autobiographies romancées ayant trait à la peinture ou à l'art en général : c'est dans le cadre de la seconde "Nuit de la Lecture", le 20 janvier 2018, au sein du musée départemental d'Art moderne et contemporain d'Epinal, que nous avions pu présenter cette sélection qui a fait découvrir un grand nombre de titres à des lecteurs et lectrices qui aiment et la littérature et l'art.
Certains viennent de paraître comme les romans de Patrick Grainville, de Zygmunt Miloszewski, de Camilo Sanchez. D'autres sont plus anciens mais sont à découvrir absolument comme le superbe texte de Goffette sur Bonnard et sa muse Marthe. Ils ont peut-être échappé à votre vigilance! Bonne lecture!
Laurence

Je m'appelle Asher Lev
8,80

Dès l'enfance, Asher Lev dessine comme il respire. Malgré la désapprobation sans appel de son père, le grand Rèbbe de la communauté juive hassidique de Brooklyn encourage sa vocation. Aux portes du monde prodigieux de l'art, Asher Lev devra choisir : obéir aux exigences des siens et à son éducation religieuse, ou s'abandonner à un destin exceptionnel…

Un roman magistral sur les affres du génie artistique, bien souvent synonyme de déchirements culturels, spirituels et intimes.

Traduit de l'anglais (États-Unis)
par Catherine Gary et Fabrice Hélion


La double vie de Vermeer
7,70

Voici l'incroyable et véridique histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1 889, qui, éreinté par les critiques de son époque, décida de se venger de manière grandiose : il réalisa plusieurs faux Vermeer dont certains furent considérés par la presse comme des chefs-d'œuvre du maître de Delft. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie fut découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren fut accusé de haute trahison pour avoir vendu un Vermeer à ce maréchal du Reich nazi. S'ensuivit un procès mémorable, qui vit défiler responsables de musée, critiques d'art et experts de renom...
Croisant les biographies de Vermeer et de Van Meegeren, mais également celles de Proust et de Goering, Luigi Guarnieri signe un palpitant roman à l'ironie délicieuse, tout à la fois enquête policière et réflexion jubilatoire sur la relativité des œuvres d'art et des jugements qu'elles suscitent, sur la folie, la passion du beau, et les infinies séductions du mensonge.


Les Singuliers (Babel)

Anne PERCIN

Actes Sud

9,50

Dans les années 1888-90, un jeune peintre belge, Hugo Boch, en rupture avec ses origines bourgeoises, s'installe à Pont-Aven et y fait la rencontre de nombreux artistes, notamment Gauguin. Ce dernier l'introduit dans l'avant-garde, dont Van Gogh est le maître scandaleux. Mêlant figures historiques et personnages fictifs, ce roman épistolaire croque sur le vif l'esprit du temps et propose une remarquable réflexion sur la création.


Il dit que c'est difficile / Bram van Velde, Bram van Velde
18,50

Le dernier voyage de Soutine / roman
24,00

Caché dans le corbillard qui le conduit de Chinon à Paris pour y tenter l’opération qui seule peut le sauver de l’ulcère à l’estomac dont il souffre depuis des années, le peintre Chaïm Soutine, durant les 24 heures que va durer le trajet, se remémore, en un flux d’images parfois délirantes provoquées par la morphine, toute son existence. À demi fictif, à demi historique, le roman relate ainsi les divers épisodes de la vie de Soutine, depuis qu’il a choisi d’enfreindre l’interdit qui frappait les images dans le shtetl de son enfance : le rêve de devenir un grand peintre, poursuivi de Vilnius à Paris, alors capitale mondiale de l’art ; les années de bohème à Montparnasse et l’amitié improbable avec Modigliani ; le succès soudain, avec la rencontre du Dr Barnes, son mécène américain. Mais ces années dorées qu’accompagnent les deux figures féminines, Gerda Groth et Marie-Berthe Aurenche, prennent brutalement fin avec la guerre et ses persécutions, qui l’ont contraint à fuir Paris malgré sa maladie et, finalement, au stratagème de ce dernier voyage et à tous ces détours pour échapper aux griffes de l’occupant. Dans son délire, Soutine, qui croit que seul le lait peut le guérir de son ulcère, s’imagine avoir été conduit dans un paradis blanc, à la fois hôpital et prison, où il rencontre un mystérieux Dr Bog, qui lui promet la guérison s’il renonce à la couleur…
Le roman de cette existence tourmentée, écrit dans un style qui parvient à donner un équivalent de la fièvre qui anime les coups de pinceau du peintre, nous parle avec force de l’enfance et de l’exil, de la maladie et la douleur, de l’impuissance des mots et du pouvoir bouleversant de la couleur et de l’image.