La Peinture en fiction

La Peinture en fiction

Nous vous avons concocté une sélection de romans, de policiers, de biographies ou autobiographies romancées ayant trait à la peinture ou à l'art en général : c'est dans le cadre de la seconde "Nuit de la Lecture", le 20 janvier 2018, au sein du musée départemental d'Art moderne et contemporain d'Epinal, que nous avions pu présenter cette sélection qui a fait découvrir un grand nombre de titres à des lecteurs et lectrices qui aiment et la littérature et l'art.
Certains viennent de paraître comme les romans de Patrick Grainville, de Zygmunt Miloszewski, de Camilo Sanchez. D'autres sont plus anciens mais sont à découvrir absolument comme le superbe texte de Goffette sur Bonnard et sa muse Marthe. Ils ont peut-être échappé à votre vigilance! Bonne lecture!
Laurence

Gabriële
21,50

Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «  la femme au cerveau érotique  » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.
Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.


Deux remords de Claude Monet
8,70

«Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’État le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l’achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monet raconte l’histoire d’amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes
au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l’Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu’au bout.» Michel Bernard.
«Écrivain de haut vol, Michel Bernard arrive ici mieux que jamais à se couler à l’intérieur des êtres qu’il met en scène. Le résultat donnant un roman de toute beauté.» Alexandre Fillon, Sud-Ouest Dimanche.


La petite danseuse de quatorze ans
17,50

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école. Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse. Elle a été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur en a eu assez de ses absences à répétition. C’est qu’elle avait un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa famille. Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou des sculpteurs. Parmi eux il y avait Edgar Degas. »
C. L.

« La Petite Danseuse » de Degas accompagne Camille Laurens depuis toujours. Et dans ce texte la romancière raconte : l’enfance de Marie Van Goethem, d’origine belge, la grande sœur qui a fini cocotte, la petite sœur devenue professeur de danse, la mère morte dans l’enceinte même de l’Opéra de Paris. La danse et la prostitution. La révolution en art. Marie en sera, bien involontairement, un des modèles les plus décriés, elle qui fut traitée de « singe » au Salon des Indépendants en 1881. Comment osait-on faire du beau avec une enfant si laide ? Et quel rapport mystérieux Degas avait-il avec son sujet, lui qui garda la sculpture de cire dans son atelier tout au long de sa vie, sans jamais plus l’exposer ?
Pour comprendre la profondeur de cette sculpture si fascinante, si moderne et fragile, Camille Laurens mène une enquête personnelle, avec sa sensibilité d’artiste, avec sa précision de chercheuse passionnée, avec son histoire familiale, elle qui dansa enfant aussi.


Deux remords de Claude Monet

Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’État le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il fit ajouter une ultime condition au contrat : l’État devait lui acheter un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, et l’exposer au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucune explication. Deux remords de Claude Monet raconte l’histoire d’amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes
au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l’Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu’au bout.


Être ici est une splendeur, Vie de Paula M. Becker

Vie de Paula M. Becker

Folio

6,20

Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c’est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n’aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.
«Éblouissant. Une biographie gorgée d’élan vital, rédigée au présent avec grâce.» Olivia de Lamberterie, Elle.