La Selection Pour Le Prix Du Moulin Des Lettres 2018

LA SELECTION POUR LE PRIX DU MOULIN DES LETTRES 2018

Vous trouverez dans ce dossier tous les titres que nous avons sélectionnés pour la seconde édition du Prix du Moulin des Lettres, des romans (tous parus en 2017, français ou traduits), que nous avons aimés et qu'il va être très difficile de départager!
Cette année, les clients et clientes de la librairie qui ne participent pas au jury peuvent voter pour l'un des titres sélectionnés qu'ils ont lu et aimé.
Donnez-nous votre coup de coeur!

Les Vaisseaux Frères
23,00

La veille de son départ pour la mission qui doit mettre au jour le squelette de la "baleine qui marche", un fossile qui comblerait un chaînon manquant dans l'évolution, Zubaida tombe amoureuse d'Elijah. Il est le fils d'une famille américaine typique, elle la fille adoptive d'une riche famille bangladaise. Lorsqu'un coup du destin l'oblige à rentrer chez elle, le poids de la société la contraint au mariage avec un autre homme. Prenant prétexte d'un documentaire auquel elle doit participer sur les plages où sont désossés à mains nues les tankers mis au rebut, elle s'échappe quelques jours à Chittagong. Parmi les ouvriers se trouve Anwar, un homme dont la déchirante histoire va emmener Zubaida en quête de ses origines. Avec ce livre bouleversant, Tahmima Anam s'impose comme une des grandes romancières de son époque.


Dans la forêt

Éditions Gallmeister

23,50

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.


Les seize arbres de la Somme
23,50

Edvard Hirifjell vit avec son grand-père dans une ferme de montagne isolée dans le Gudbrandsdalen. En 1971, ses parents se sont noyés dans un étang dans la Somme. Le petit Edvard, alors âgé de trois ans, n’a été retrouvé que quatre jours plus tard à plusieurs kilomètres du lieu du drame. Personne n’a jamais su ce qui était arrivé et lui-même n’en garde aucun souvenir. Au décès de son grand-père, Edvard ressent le besoin de comprendre son passé, d’en savoir plus sur les origines de sa mère française et sur les circonstances mystérieuses de la mort de ses parents. Il va lever le voile sur une histoire familiale complexe, étroitement liée aux deux guerres mondiales et aux sombres secrets remontant à la bataille de la Somme.


Le dimanche des mères
14,50

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désœuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre - les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s’est réduite… Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l’art de l’écriture.
Né à Londres en 1949, Graham Swift s’est imposé sur la scène littéraire britannique par son art du romanesque et de l’épure. Le pays des eaux (1983) a été accueilli comme une révélation et a reçu le prestigieux Guardian Fiction Prize. À tout jamais a obtenu en 1993 le prix du Meilleur Livre étranger et La dernière tournée le Booker Prize en 1996.


Les invisibles
21,00

«"C’est sans danger", lui crie son père à l’oreille. Mais elle n’entend pas. Ni lui. Il lui crie qu’elle doit sentir avec son corps que l’île est immuable, même si elle tremble, même si le ciel et la mer sont chambardés, une île ne disparaît jamais, même si elle vacille, elle reste ferme et éternelle, enchaînée dans le globe lui-même. Oui, c’est presque une expérience religieuse qu’il veut partager avec sa fille en cet instant, il doit lui apprendre ce principe fondamental : une île ne sombre jamais. Jamais.» Ingrid grandit sur une île minuscule du nord de la Norvège, au début du XXᵉ siècle. La mer est son aventure. Entre la pêche, les tempêtes et la pauvreté, elle possède les saisons, les oiseaux et l’horizon. Les invisibles est un roman sur une famille et des enfants forcés de grandir vite face aux éléments, face à une vie réglée par les besoins les plus simples. C’est un roman sur la fatalité et sur les ressources que les hommes déploient face à la rudesse du monde. La narration laconique, veinée de flamboyance poétique, accumule par touches subtiles les composants d’un tableau toujours plus vivant et profond, riche en métaphores. Et puis, il y a les vies de ces hommes et de ces enfants qui, sous la pression de la nature et du temps, deviennent des destinées. Et c’est tout le talent de Roy Jacobsen de rendre visibles «les invisibles».
Les invisibles est un roman sur une famille et des enfants forcés de grandir vite face aux éléments, face à une vie réglée par les besoins les plus simples. C’est un roman sur la fatalité et sur les ressources que les hommes déploient face à la rudesse du monde.