Un joli cadeau pour la Fête des Mères

Pour la fête des Mères qui a lieu cette année le 30 mai, nous vous proposons une idée de petit cadeau original: un baluchon de tissu dans le style du "furoshiki" dans lequel on dispose un livre, une jolie carte de Gaëlle Boissonnard, un petit carnet pour le sac et un stylo offert par la librairie ; on a créé des baluchons par couleur en partant du livre; nous avons privilégié le format poche mais chaque livre (ou / et carnet) peut être évidemment modifié, les photos et les titres des livres ne sont que des suggestions ! Le prix du baluchon est calculé en fonction de chaque élément présent. (Les carnets peuvent être plus grands, les livres ont été photographiés avec un carnet petit format mais il y a deux modèles.
Nous vous présentons dans ce dossier une liste de romans en format poche pour la plupart, récents et /ou coups de coeur .

Isabelle Sorente

Folio

7,50

"Même si votre ancêtre n'a pas été brûlée, vous pouvez être sûr qu'elle a vécu dans la terreur. La sorcière vous regarde, cela n'a rien de surnaturel. C'est européen."Isabelle Sorente est hantée par une image, celle d'une femme au crâne rasé, attendant sa condamnation. Qui est-elle ? De quoi s'est-elle rendue coupable ? Dans une enquête mêlant récit historique et intime, la romancière nous entraîne sur les traces des sorcières, ces milliers de femmes pourchassées et tuées, soupçonnées d'avoir conclu un pacte avec le diable. Loin d'appartenir au passé, la sorcière est semblable à un secret de famille : s'en approcher, c'est faire surgir des souvenirs enfouis.


7,50

Buenos-Aires, 1940.
Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu'ils ont fuie quelques années plus tôt en bateau ? Difficile d'interpréter les rares nouvelles. Vicente Rosenberg est l'un d'entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Ils ont deux enfants. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Que devient- elle ? Elle lui écrit une petite dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Dans l'une d'elle, il peut lire : « Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Heureusement la rue Sienna est restée à l'intérieur, ce qui est une chance, car sinon on aurait été obligés de déménager. » Ce sera le ghetto de Varsovie. Elle mourra déportée dans le camp de Treblinka II - « ce camp où en un an, les nazis avaient réussi à éliminer près d'un million de personnes. » C'était l'arrière-grand-mère de l'auteur.
Santiago Amigorena écrit le roman du silence, celui de sa famille partie en Argentine pour fuir le nazisme. Il raconte surtout le « ghetto intérieur » de l'exil. La vie mélancolique d'un homme qui crée une famille, s'invente une vie à l'étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de l'auteur qui écrit aujourd'hui : « Il y a vingt-cinq ans, j'ai commencé un livre pour combattre le silence qui m'étouffe depuis que je suis né ». Ce roman est l'histoire de l'origine de ce silence.


7,50

«Ils ne quitteront jamais Barrøy, c’est une idée impossible, on ne sait pas que, lorsque l’on vit sur une île, on n’en part jamais, on ne sait pas qu’une île s’accroche à ce qu’elle a, de toutes ses forces.» Ingrid Barrøy grandit sur une île minuscule au nord de la Norvège au-dessous des Lofoten. Avec son père, la mer est leur aventure. Entre la pêche, les tempêtes et un extrême dénuement, elle possède les saisons, les oiseaux et l’horizon. Mais face à cette nature hostile et magnifique, les enfants sont parfois forcés de grandir vite. Sous la pression des éléments, les vies de ces invisibles deviennent des destinées.
«Un voyage au bout du monde dans un décor grandiose.» Elena Balzamo, Le Monde des livres.


8,70

Un chat de gouttière au parler franc et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d'un immeuble de Tokyo. Lui qui, pour rien au monde, ne troquerait sa liberté se fait un jour percuter par une voiture et se voit contraint d'accepter la perspective d'une cohabitation durable avec Satoru, un locataire, qui le soigne et lui attribue un nom - Nana.
Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Désireux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d'anciens camarades d'études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d'occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler maints aspects de la société japonaise.
Prenant et surprenant, profond et plein d'humour, Les Mémoires d'un chat est un beau roman sur l'adoption, l'amitié, et la force des liens qui unissent l'homme et l'animal.


Le Livre de poche

7,40

1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison.

Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.

L’auteure trousse avec élégance cette affolante histoire. Fabienne Pascaud, Télérama.

Un roman historique singulier et engagé. Hubert Artus, Lire.

Prix Renaudot des Lycées 2019.

Prix Première plume 2019.