1885 : le tournant colonial de la République, Jules Ferry contre Georges Clemenceau, et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale
EAN13
9782707149374
ISBN
978-2-7071-4937-4
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
Essais (PES 000244)
Nombre de pages
166
Dimensions
19 x 12 x 0 cm
Poids
170 g
Code dewey
325.344
Fiches UNIMARC
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1885 : le tournant colonial de la République

Jules Ferry contre Georges Clemenceau, et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale

Préface de

La Découverte

Essais

Indisponible
Lors du débat public des années 2000 en France sur la question coloniale, on a souvent oublié que la République n’a jamais été vraiment unanime sur ce sujet. Ainsi, en 1885, quand certains républicains ont repris à leur compte l’idée monarchique de conquêtes coloniales, cela a donné lieu à des affrontements passionnés à la Chambre des députés, à l’issue desquels le projet colonial ne s’est imposé que de justesse. D’où l’intérêt majeur de relire aujourd’hui les formidables débats parlementaires de juillet et décembre 1885, lors du vote de crédits pour la poursuite de la conquête de Madagascar et de l’Indochine. L’historien Gilles Manceron en propose ici une sélection raisonnée, assortie d’une préface les remettant en perspective. Quand Jules Ferry défend l’idée d’une « colonisation républicaine » au nom du droit des « races supérieures vis-à-vis des races inférieures », Jules Maigne, un vieux républicain de 1848, lui réplique : « Vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l’homme ! ». Et Georges Clemenceau : « Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles ! » Le « parti colonial » a tout fait ensuite pour faire oublier ce débat fondamental de 1885. C’est sur cette occultation qu’a pu se développer pendant trois quarts de siècle une politique coloniale républicaine faisant fi des droits de l’homme – et dont l’héritage fait retour aujourd’hui
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