Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le Chagrin, roman

roman

Julliard

21,50
2 janvier 2011

Mon avis :
Pourquoi un tel titre : le chagrin ?
Voilà un roman que j'aurai plutôt intitulé : "la haine", "famille je vous hais" ou encore "comment couper les ponts avec sa mère et se mettre toute sa famille à dos". Et moi qui suis maman maintenant, ce roman m'a amené à me poser des tas de questions : existent-ils des parents parfaits ? Doit-on être parfait ? Notre enfant sur qui l'ont compte ne sera-t-il pas celui qui nous plantera le couteau dans le dos ?
Perce en revanche une tendresse pour le père qui se débrouille comme il peut pour satisfaire aux désirs de grandeur de sa femme qu'il aime profondément.
Je n'ai pourtant pas pris le personnage principal en pitié : il a eu, lui, la chance de devenir adulte pendant les 30 glorieuses, d'autres avec le même passif réussissent moins bien que lui aujourd'hui.
Et puis j'ai eu l'impression que l'auteur ressassait un peu son premier livre "Priez pour nous", toujours les mêmes griefs, toujours la même haine.
Une question me vient quant je ferme le roman : écrire un livre ou faire une bonne psychanalise ? Ma conclusion en refermant ces pages : voir un psy

La vieille qui marchait dans la mer, roman
2 janvier 2011

Mon avis :
Voilà un San-Antonio que j'ai pu lire jusqu'au bout. Car, voyez-vous, mon cher et tendre est un adepte de San-A et possède dans sa table de nuit toute une série de (vieux) bouquins de cet auteur. J'ai essayé, plusieurs fois, d'en lire, mais "Fleur de nave vinaigrette" ou encore "L'histoire de France par Béru" ne m'ont pas passionnés, c'est le moins que l'on puisse dire, et je les ai lâchement abandonnés.
Avec ce San-A-là, rien de tout cela. Je suis rentrée sans trop de difficultés dans la narration, et me suis retrouvée avec délice dans les années 80 où l'on comptait encore en francs, où les téléphones portables n'existaient pas, ni les connexions internet et autres ordinateurs. Un vrai dépaysement, je vous dis.
Une utilisation des synonymes de la langue française des plus délectables, dont certains vocables surannés m'ont ravi.
Un bémol toutefois : le détective de l'agence suisse, chargé de faire la lumière sur un virement douteux, meurt bien facilement devant la fenêtre de Lady M....
L'avis de mon mari :
"Pas un des meilleurs San-A, j'ai attendu Béru et le commissaire, mais nada ; et puis la vieille n'en fini pas de finir" (sic).

1, La trilogie Verhoeven, Travail soigné / une enquête de Camille Verhoeven
2 janvier 2011

Mon avis :
Le premier roman de l'auteur, ré-édité en poche.
Que n'a-t-on pas déjà écrit pour chanter les louanges de ce premier roman de ce très bon auteur de polar ? Tout y est : l'intrigue et la manipulation (du personnage principal et du lecteur), et qui plus est, cette fois-ci, l'auteur va au bout de son idée (contrairement à "Robe de mariée" où l'auteur n'avait pas pu finir sur son idée).
Un petit bémol (car il en faut bien un) : la femme de Camille est enceinte, mais dès le début du roman, elle est déjà fatiguée par sa grossesse au 7e mois (si j'ai bien calculé). C'est un peu trop à mon goût...
A quand la suite de cette trilogie ?
L'image que je retiendrai :
La dernière, celle de la femme de Camille et du bébé, brrrrr...

La bête et la belle
2 janvier 2011

Mon avis :
Feu Thierry Jonquet est décidément un maître dans l'art du polar et de l'embrouille. Et pourtant tout est là...
Des personnages très bien brossés, une intrigue qui monte en puissance avec la folie du Coupable et la pile de sacs poubelles qui augmente dans l'appartement, et un témoin principal qui reste désespérément muet.
Tout ceci est tellement bien ficelé....

Naissance d'un pont
2 janvier 2011

Mon avis :
Voici un livre qui a reçu le Prix Médicis et que j'ai lâchement abandonné....
Je ne suis pas arrivée à rentrer dans l'écriture, certes très travaillée, mais sans doute un peu trop.
De plus, les problèmes des chantiers de construction ne m'ont pas passionnés, ni la vie des travailleurs du chantier racontées de façon trop alambiquée à mon goût.
J'ai été d'autre part déroutée par la touffeur et la moiteur du roman qui, pour moi, se situe plus dans un pays d'Amérique latine qu'en Californie.