Laurence G.

Akkinen / zone toxique

Lepingle, Iwan

Sarbacane

19,50
par (Libraire)
13 mars 2018

Une BD engagée sur la pollution des sols

Quand Gaspar perd son travail, il part avec sa fille adolescente Tessie à Akkinen, une ville du Grand Nord. Son frère y tient une usine d’extraction de sables bitumineux et lui propose un poste. Durant 15 jours, Tessie va découvrir seule la ville et ses alentours sur son vélo. Elle rencontrera Aslak et Pekko, tous deux concernés par l’impact écologique désastreux de l’usine.
Lorsque Pekko disparaît, Gaspar commence à enquêter.
Un thriller écologiste sur le lobbying des industries, leur impact écologique, leurs pratiques...
Le trait est fin, la couleur totalement en harmonie avec l'intrigue bien menée. Le pays n'est pas clairement précisé mais peu importe. Le sous-sol regorge de sable bitumineux et l'appât du gain de l'homme entraîne une dégradation totale et irréversible de l'environnement. Les personnages sont originaux, l'histoire à rebondissements mise en scène avec un très beau dessin: bref, un joli moment de lecture et une BD terriblement d’actualité ! Léa et laurence

Abattez les grands arbres
par (Libraire)
9 mars 2018

Méfiez-vous: quand vous ouvrez la porte sur un crime, vous pouvez en dénicher un autre planqué dans le placard

Les éditions Points ont eu l'excellente idée d'acheter les droits du roman policier de Christophe Guillaumot "Abattez les grands arbres" qui n'était plus disponible en format broché. Cela nous permet de (re)découvrir le géant du commissariat de Toulouse, dit "le Kanak". Renato Donatelli est un pur et dur; il ne supporte pas les magouilles de ses camarades de travail de la brigade des Stups et va s'atteler à découvrir le meurtrier d'une famille rwandaise Hutu. Renato et ses acolytes -un jeune lieutenant frais émoulu de l'école de police, et une médecin légiste répondant au doux nom d'Avril- créent un trio des plus sympathiques et vont résoudre une histoire de vengeance, qui comme vous le savez, est un plat qui se mange froid. Mais quand on soulève le couvercle d'une marmite, on ne sait jamais trop ce qu'on va y trouver...

Les Adeptes

Johnsrud, Ingar

Robert Laffont

21,00
par (Libraire)
26 février 2018

Une nouvelle série norvégienne et une secte pas catholique!

Par très très grand froid et alors que les vacances vous laissent des heures de farniente chaque jour, que peut-on faire si ce n'est plonger dans un bon gros roman (conseillé par votre libraire, bien sûr) ?
Au rayon Policiers, après l'islandaise Yrsa Sigurdadottir et son "Adn" dont je vous parlais il y a quelques jours -publié chez Actes Sud- je viens de découvrir un auteur norvégien qui, j'en suis sûre, vous plaira: Ingar Johnsrud, publié en France par les éditions Robert Laffont dans l'excellente collection "La bête Noire".
Deux enquêtes du commissaire Fredrik Beier sont déjà disponibles en français, le premier épisode venant tout juste de sortir en poche, intitulé "Les adeptes". Notre commissaire traîne une blessure douloureuse, au propre comme au figuré, et sa hiérarchie ne lui fait plus vraiment confiance. Il va cependant être amené à enquêter sur une secte dont les raisons d'être ne collent pas vraiment avec les préceptes de l'Eglise que ses membres sont censés défendre... Un très bon polar et un commissaire auquel on s'attache rapidement.

ADN
23,00
par (Libraire)
22 février 2018

Une nouvelle série islandaise au rayon Polar!

Voici mon dernier coup de coeur, tout frais, rayon Policiers:
"ADN" de l'auteure Yrsa Sigurdardottir ravira les lecteurs et lectrices de polars venus du grand Nord. L'action se passe en Islande et un inspecteur novice, Huldar, va se voir confier la tâche difficile de retrouver un meurtrier en série qui, non content de torturer ses victimes, laisse derrière lui de mystérieux messages cryptés. Huldar va être aidé, au-delà de l'équipe du commissariat, d'une jeune femme, psychologue pour enfants. Un excellent thriller et le premier d'une série à venir jusqu'à nous.

Ne préfère pas le sang à l'eau
par (Libraire)
14 février 2018

Un roman d'anticipation pour parler de notre société contemporaine et de ce qui constitue l'Homme

Lorsque nous avions lu les deux premiers romans de cette auteure, déjà publiés par Viviane Hamy, nous avions été immédiatement saisis d'une part par l'efficacité d'une langue ciselée et d'autre part par les thèmes abordés : l'enfance maltraitée dans « Et je prendrai tout ce qu'il y a prendre » et le combat de femmes africaines qui essayent de se relever, prenant les armes à leur tour après avoir subi des viols durant la guerre civile ravageant leur pays dans « Des femmes qui dansent sous les bombes ». L'écriture a été à chaque fois un choc, d'une puissance incroyable et qui nous a subjugués.
Ce troisième roman est une fable et aborde un tout autre sujet sous l'allure du roman d'anticipation. Le thème principal rejoint cette fois des préoccupations écologiques: le manque d'eau a réduit la Terre à un désert et pousse un peuple à migrer cherchant à survivre en allant là où l'eau est encore canalisée et stockée, dans un pays imaginaire nommé « Cartimandua ».
Apparaissent en toile de fond des problèmes d'éthique et de morale. En effet, le manque d'eau a engendré un comportement de plus en plus autoritaire chez le Président de Cartimandua qui décide de priver peu à peu la population de droits essentiels dont celui de la liberté d'expression ; il envoie les opposants au fin fond des geôles de l'Etat et une dictature s'instaure ainsi, prenant appui sur les solutions qu'il apporte au manque d'eau pour asseoir son despotisme.
Plusieurs personnages entremêlent les points de vue: une fillette, un jeune graffeur croupissant en prison pour avoir tagué les murs de la ville de slogans revendicatifs, une mère désespérée, un traître pris au piège de sa propre trahison...
Si le roman est peu épais, il aborde outre les deux thèmes déjà cités, celui des migrants et du poids de la culpabilité qu'on leur fait souvent endosser, celui de la puissance des mots et de l'écriture, celui du choix, celui de la fragilité de notre planète que nous continuons à maltraiter.
C'est un très beau texte que nous offre l'auteure, forte de la volonté de faire réfléchir
sur l’humain et ce qui le constitue.