• par (Libraire)
    4 avril 2021

    Vous êtes à la recherche d’un polar haletant qui, tel un bon coup de machette, ouvre une brèche (bien) bien noire dans laquelle vous engouffrer?
    La trilogie de Don Winslow, La Griffe du chien, Cartel et La Frontière me semble toute adaptée.

    Art Keller, policier de l’unité anti-drogue aux USA, en est le protagoniste malmené, mais l’intrigue est tentaculaire et la galerie de personnages immense. Un fil rouge certes, mais tant de ramifications: à l’image des mille têtes de l’hydre, le Roi de cartel émerge où le précédent meurt (rarement dans son sommeil) et les déflagrations courent sur un si vaste territoire, des confins de l’Amérique latine à la Maison Blanche!
    Dans cette trilogie au goût de sang, à l’intrigue shakespearienne, on côtoie sur 2300 pages des êtres en lutte: pour sauver leur peau, leur peuple, leurs fidèles, leur âme ou leurs trafics.

    C’est une toile immense que tisse Don Winslow: celle de la lutte contre la drogue et son marché aux États-Unis et au Mexique, et ce sur une période d’une cinquantaine d’années.
    De l’ingérence assassine et cupide de la grande puissance du Nord aux jeux de trône redoutable du Sud, il n’épargne personne et décrypte au scalpel les arcanes du pouvoir.

    Son œuvre, qu’il a mis deux décennies à écrire, puise dans un réel malheureusement toujours brûlant d’actualité (à tel point qu’il a reçu des menaces de mort à la parution du deuxième tome). Il cite et remercie d’ailleurs à la fin de chaque ouvrage le travail titanesque des journalistes dont il s’est inspiré.

    On est ici à la lisière entre fiction et documentaire, dans une démarche un peu similaire à celle des créateurs de la série télévisuelle The Wire, avec un supplément bains d’acides et coups d’états.

    À coeur vaillant -bien accroché, rien d’impossible!

    Bonne lecture!


  • 4 novembre 2020

    La drogue, c'est de la m...

    Un polar totalement addictif. Vous plongez dedans et vous ne sortez plus des 912 pages qu’il pèse (oui, quand même !) On est dans la catégorie poids-lourds.
    Don Winslow clôture en apothéose sa trilogie consacrée aux cartels de la drogue : après La Griffe du chien (Fayard) et Cartel (Seuil) voilà La Frontière, ( HarperCollins). Où l’on retrouve Art Keller, et ses obsessions. Il n’y a pas de gentil, pas de méchant… que des hommes.
    Un réquisitoire rageur : « Nous sommes condamnés à interpréter la même danse de mort, répétitive et tragique », martèle Winslow.


  • par (Libraire)
    14 octobre 2020

    Monumental !

    Après les années 90 dans "La Griffe du chien" et les années 2000 dans "Cartel", Don Winslow termine son travail sur la guerre contre la drogue avec les années Trump.
    Plus actuel que jamais, toujours aussi passionnant et d'une écriture qui emporte tout sur son passage !