Martine C.

Le coût de la vie

Éditions du Sous-sol

16,50
par (Libraire)
26 novembre 2020

manifeste littéraire et féministe

Dans un cabanon au fond d'un jardin sous le pommier. Déborah Lévy se raconte. A 54 ans, divorcée, deux enfants à charge. Un nouveau départ avec ses bonheurs et ses problèmes : Etre libre, ne plus subir le poids d'une société patriarcal. On a la sensation d'une conversation entre amies, des petits riens qui font les bonheurs et les soucis de la vie. C'est plein de tendresse , de charme et d'humour mais pas que du petit détail anodin, elle nous ouvre à une réflexion plus profonde sur la place de la femme. Un livre à garder sur la table de chevet à lire , et relire sans modération.

Ce que je ne veux pas savoir
16,50
par (Libraire)
26 novembre 2020

Sensible et lucide

Premier volet autobiographique. Suite à une profonde dépression, Déborah Lévy revient sur sa formation d'écrivaine. Sur l'Afrique du Sud où elle a passé son enfance. Sur son père, militant de l'ANC emprisonné. Son arrivée en Angleterre avec sa famille et enfin ses premiers écrits. Ca ne se résume pas qu'à ça, Déborah Lévy tout en finesse passe de faits anodins pour nous mener vers des réflexions beaucoup plus profondes sur la place de la femme.

Quelques battements de coeur
21,00
par (Libraire)
20 novembre 2020

Glaçant !

Ashford, un port de pêche de Cornouailles bien tranquille. Meg , une mère dévouée et aimante, Grace, sa fille handicapée en chaise roulante, les deux sont respectées et choyées par la petite communauté. On a ici, un thriller psychologique assez bluffant. Ce roman est inspiré d'une histoire vraie.
Un jour Cara, la voisine , découvre Meg assassinée . Grace a disparu, il ne reste que son fauteuil. Que s'est il passé ? Tous les soupçons se portent sur Simon, le père de Grace, père violent. Jon Katrin, un journaliste, mène l'enquête avec Cara .La réalité n'est jamais simple. L'intrigue est glaçante et la fin stupéfiante . Bravo , un coup de maître !

Balèze

Kiese Laymon

Les Escales

20,90
par (Libraire)
15 novembre 2020

USA

Les mémoires de Kiese Laymon,écrivain noir américain, professeur à l'Université du Mississipi et éditeur. Ses mémoires de 2018, Heavy , traitent de sa relation difficile avec sa mère - qui lui a inculqué l'amour de la lecture et de la discipline et des compétences en écriture, mais qui était dans une relation abusive et vivait avec très peu d'argent, elle battait Laymon avec la justification qu'il devait être assez dur pour un monde blanc qui le traiterait encore plus durement - ainsi que ses relations malsaines subséquentes avec la nourriture (malbouffe ) et aussi son rapport aux jeux d'argent.
Comme un entomologiste, Kiese nous montre de l’intérieur le racisme des blancs américains contre les noirs, mais aussi toutes les minorités ; de même Kiese démontre que les enfants noirs US, nés dans une famille noire, se comportent vis-à-vis des blancs en fonction de cette violence raciste qui est ancré dans la société US. « mon père voulait surtout que je comprenne que « la terreur » commune à tout Américain n’était rien comparée à la terreur raciale et sexuelle qui contrôlait et déformait les corps de notre famille «
Style : des envolées stylistiques très américaines, parfois à la Steinbeck ou à la Paul Bowles, mais avec un rythme noir, fréquemment jazzy . Une belle réussite ;

Gran Balan
par (Libraire)
11 novembre 2020

Flamboyant.

Christiane Taubira se lance dans le roman, et c’est sous forme de pamphlet qu’elle nous présente la situation actuelle de la Guyane, sa terre natale. A travers des personnages touchants, c’est toute l’histoire de la Guyane qui défile, de Cayenne, de la forêt et de la mer. C’est l’histoire de la rencontre improbable de trois continents, l’Amérique du sud, l’Afrique et l’Europe.
Ce sont ses origines mêlées, l’esclavage, le bagne et les nègres marrons, les populations indigènes et les explorateurs, les colons, et maintenant les entreprises internationales qui s’y installent.
Dans une langue flamboyante que l’auteur perle de mots créoles ou amérindiens (on ne sait pas), l’auteure dénonce le racisme permanent, l’absence d’avenir pour les jeunes guyanais, la justice et l’injustice de deux mondes, blanc et indigène qui ne se comprennent pas. C’est surtout une splendide louange aux femmes guyanaises, des femmes-courages qui portent le monde.