Conseils de lecture

OURS QUI N'ETAIT PAS LA (L')

La Joie de Lire

16,90
par (Libraire)
6 février 2017

Un album original et réjouissant pour aider à se trouver!

Le héros de ce grand album cartonné est un ours brun et « très positif ». Voilà qui commence bien ! Notre ours, donc, est né d'un gratouillement ou plus exactement d'une « moyenne gratouille ». Il n'a pas de nom mais ce n'est pas très grave car il ne manque pas de questions et la première, il va la trouver dans sa poche, rédigée sur un petit bout de papier: "Es-tu bien moi?" . « Très bonne question » se dit-il avant de partir, muni de trois indices, à la découverte de son identité, de ce qui le différencie des autres et de ce qui fait qu'il est unique. S'il est un « ours très gentil , un ours heureux et en plus très beau », alors il sera bien lui...
Notre ours bonhomme et facétieux s'en va donc en sifflotant dans la « Forêt Merveilleuse » en quête de son propre Moi. Tout en se promenant, il observe la nature afin de comprendre si elle pousse quand il a les yeux ouverts ou fermés ; il écoute aussi les différents silences de cet endroit magique qui vient du temps de « il était une fois », humant au passage les senteurs des fleurs. Tous les sens en éveil, il chemine et va faire des rencontres successives avec les habitants de la forêt, de vieux amis en fait, comme il le lui apprendront, animaux aux noms improbables tels que « Pingouin Pénulième » ou « Vache Complaisante » -mais ne vous en étonnez pas trop, on vous a dit que c'était une Forêt Merveilleuse- . A tous, il posera une question qui l'aidera à continuer sa route et à confirmer peu à peu les trois hypothèses qui l'aideront à savoir enfin s'il est bien lui.
Le texte jouant beaucoup sur l'humour prête à la réflexion mais est aussi plein de poésie et d'une grande originalité tout comme le dessin et la composition; cet album est une ode à la lenteur, à la rencontre et à la nécessité du questionnement. Sait-on jamais qui on est? Un livre pour aider à se poser la question et pour essayer de trouver la réponse en se découvrant soi-même. Dès 6 ans.


La Veille de presque tout
22,50
par (Libraire)
6 février 2017

Le nouveau roman noir de Del Arbol, une construction du récit toujours aussi virtuose!

Si vous ouvrez pour la première fois un roman de Del Arbol, sachez qu'il faudra l'aborder avec de la patience, celle qui est indispensable pour dénouer un écheveau d'histoires entremêlées, de va et vient dans les époques et les pays. Ses récits ne s'avalent pas d'une traite, non, il faut les savourer, se couler dans des couches épaisses et multiples, saisir ce qui relie les êtres par-delà les années écoulées pour voir se révéler enfin une conclusion jamais vraiment libératrice.
Del Arbol sait que si l'Histoire se construit avec des héros souvent de pacotille et des fantômes qui les secondent, hommes, femmes, enfants, elle recèle aussi sa part d'ombre amère. Nimbés d'une infinie tristesse leur donnant une silhouette lourde à traîner, les personnages de Del Arbol souffrent. Ce sont des taiseux qui n'arrivent pas à se libérer de leurs cauchemars. Violences, jalousies, passions et mensonges constituent le suc de ces vies déployées peu à peu sous nos yeux. Les temps et les lieux s'entrechoquent et se cognent tout au long de chapitres qui, cependant, n'égarent jamais le lecteur.
Les blessures de famille restées béantes à cause de silences ravageurs finissent par suppurer haine et vengeance. Elles ne guérissent jamais et se transmettent, sans rédemption possible, donnant lieu à de douloureuses quêtes de vérité.
Son dernier roman vient de paraître en français, et, avouons-le, nous l'attendions avec impatience. « La veille de presque tout » est plus ramassé que les précédents mais a toujours comme base cette valse des époques que Del Arbol manie d'une main de maître.
L' inspecteur Ibarra s'est rendu célèbre en découvrant un tueur pédophile, trop tard cependant. Malgré ce demi-succès incontestable, il est rongé par un mal-être qui l'entraîne dans une saoûlerie nocturne quotidienne et solitaire : il n'ose plus affronter le drame quotidien qui se joue sous son propre toit et en est pétri de remords. Par-delà sa propre détresse, il devra pourtant affronter le vent des rumeurs qui tournent en sa défaveur et essayer de résoudre une disparition qui emportera à nouveau le lecteur, en Espagne et en Argentine, vers de multiples histoires individuelles.


TOUS LES HEROS S APPELLENT PHENIX
6,80
par (Libraire)
4 février 2017

Un très beau premier roman pour les ados dès 14 ans

Un gros coup de coeur pour ce roman peu épais publié à l'Ecole des Loisirs et qui vient de sortir en poche: "Tous les héros s'appellent Phénix" de Nastasia Rugani: deux soeurs, une mère peu présente et un père qui a disparu de la circulation, sans explications, après le divorce; malgré le sentiment d'abandon que ressent Phénix, 16 ans, depuis le départ de son père, la jeune fille s'accroche à sa vie de lycéenne et à sa petite soeur de 8 ans, Sacha, surdouée et malicieuse. Mais la vie va leur réserver de mauvaises surprises sous l'apparence d'un homme que tout le monde admire de loin, charismatique professeur d'anglais quelque peu rigide, certes, mais tellement charmeur! Prenant de plus en plus de place dans la vie de la famille de Phénix, il va se révéler rapidement bien autre. Un roman qui prend aux tripes, bien écrit, à lire absolument dès 13 ans et sans limite d'âge...


Émile fait l'aventure
6,00
par (Libraire)
4 février 2017

Un p'tit gars qui vous fera craquer!

Comment? Vous ne connaissez pas encore Emile? Il est plus que temps de vous y mettre parce que Vincent Cuvellier et Ronan Badel en sont déjà à leur 13ème titre, oui, oui, ils sont vraiment généreux, ils donnent beaucoup d'eux (et on les remercie du fond du coeur) pour satisfaire notre appétit insatiable concernant la vie d'Emile. Chaque titre renvoie à une situation particulière dans l'univers familial; le texte est drôlissime, le caractère du jeune homme pas piqué des hannetons, décidé, prêt à tout y compris à s'inscrire à la danse classique rebaptisée "danse de boxe"... Un gros coup de coeur pour toute la série que vous pouvez trouver à la librairie... A lire dès 5 ans et jusqu'à 120 ans.


Mauvaises filles
par (Libraire)
4 février 2017

Un roman graphique très fort: une jeune dessinatrice-auteure à suivre!

Le récit de Ancco raconte l'adolescence de Jin-Joo en Corée du Sud; nous plongeons dans une histoire des plus noires, un récit sociétal en même qu'autobiographique se déroulant dans les années 90, qui nous fait découvrir un quotidien ressemblant à l'enfer pour bon nombre d'enfants et d'adolescents, aussi bien au sein de la famille qu'à l'école où la loi des aîné(e)s prime. Subissant des violences physiques et psychologiques quotidiennes, Jin-Joo, la narratrice, ne songe qu'à fuir sa famille et le collège. Elle rencontre Jung-ae à l'école, jeune fille encore plus paumée qu'elle et dont le père est un petit malfrat alcoolique, la mère ayant disparu de l'horizon. Cette rencontre va aider Jin-Joo à dépasser les douleurs de son quotidien mais va en même temps la mener sur des chemins parallèles plus que glauques qu'elle réussira à quitter. Placé sous le signe du souvenir et des remords, avec un trait au crayon utilisant toutes les gammes de gris et noir, ode à l'art qui peut aussi sauver du néant, ce roman graphique laisse une trace forte dans le lecteur.